vendredi 12 août 2016

Vendredi 12 août - Pingyao et arrivée à Xi’an - 17003 pas


Nihao,

Nous trainons un peu de matin. La matinée sera dédiée à la visite de la vieille ville. Nous nous préparerons nos bagages puis nous quitterons Pingyao vers 14h30 pour d'autres visites avant de prendre le train pour Xi’an.

Nous allons prendre le petit-déj tard, vers 10h30. Nous sommes seuls dans la grande salle à manger du 1er étage d'où nous pouvons entendre l'agitation de la ville. Nous retournons dans la chambre pour récupérer mon sac à dos et dès notre sortie de la chambre, vers 11h, Anna se précipite vers nous en nous disant que finalement, nous devons libérer la chambre à 12h comme prévu initialement. Notre accord de la veille ne tient plus. Anna me demande si j'ai contacté l'agence à Paris. Je suppose que l'agence de Paris a demandé à l'agence chinoise de contacter l'hôtel suite à mon mécontentement de la veille et que l'hôtel s'est vexé, ce qui s'appelle dans ce pays perdre la face. Nous voilà donc en train de boucler nos valises précipitamment. Je suis en colère envers l'agence de Paris à qui j'avais demandé de vérifier avec les hôtels à venir (et non l'actuel hôtel) que cette situation n'arriverait pas à nouveau. Je craignais justement que cette situation n'arrive...

Bref, nous confions (sans grande confiance) nos bagages à l'hôtel et nous dirigeons vers la vielle ville. Anna nous dit qu'un tour de la ville est prévue ce matin, mais comme nous en avons déjà parlé avec elle hier soir, nous souhaitons la visiter tous les 2, sans elle et sans ses explications. Elle a du mal à comprendre cette position, comme la veille, mais nous finissions, après moultes arguments, à nouveau, finissons par la laisser là et partir visiter la ville à 2... C'est qu'il faut batailler pour arriver à ses fins...

Quelques sites sont à visiter: un temple très ancien (et très cher, nous passons notre tour), une église (oui oui, il a aussi des chrétiens en Chine) avec une Vierge bien blanche aux yeux non bridés, les remparts qui font tout le tour de la vieille ville et quelques autres choses à voir que nous avons zappé (dont un Temple de Confucius, oui encore).

Au hasard d'une ruelle, nous nous arrêtons dans une boutique d'antiquités (antiquités, pas sure sure que ce soit des antiquités... Les objets sont d'époque mais certainement de la nôtre...). Depuis l'Inde, j'ai très envie d'avoir une tête de Bouddha. Pourquoi je ne l'ai pas achetée en Inde où il y en avait des milliards partout? Je ne sais pas! Quoiqu'il en soit, j'ai envie d'avoir une tête de Bouddha pour la maison. Déjà au marché aux puces de Pékin, nous en avions cherché mais elles étaient presque toutes en bronze alors que je souhaite qu'elle soit en pierre. Il y en avait bien 1 ou 2 mais elles ne nous plaisaient pas. Là, sur l'étale devant la boutique, une tête de Bouddha en pierre, pas trop grande ni trop petite, toute mignonne qui me regarde. Elle plait à Arnaud aussi: banco! Va falloir maintenant négocier le prix. Comme tout commerçant avec qui il faut négocier, les prix partent du ciel pour atteindre souvent des prix dérisoires. Le marchand nous annonce dès le début un prix carrément acceptable que nous négocions quand même parce que c'est le jeu et qu'on est sport. Nous voilà propriétaire d'une tête de Bouddha (qui a dû sortir des usines l'avant-veille, nous en avons bien conscience...), pour 3 fois rien. Je suis absolument ravie et fais des bonds dans la ville tout le reste de la matinée.

Comme prévu, nous rejoignons Anna à l'hôtel à 14h30 pour prendre la route vers les visites prévues de l'après-midi: le Tempe Zishou et la maison du clan Wang avant de prendre notre train vers Xi’an à 20h.

Il fait très chaud, les visites de la veille avaient été épuisantes, celles de l'après-midi le seront également.
Le Temple Zishou est un très ancien temple peu connu et donc peu fréquenté. Nous y sommes seuls quand nous arrivons. Le temple est peuplé de petits moines comme nous le dit Anna. Comme il est 15h et qu'il fait trop chaud, nous ne les verrons pas tous mais quelques-uns qui trainent par ci par là. Le temple est lui aussi sur le même modèle que les autres que nous avons déjà visité.

La maison du clan Wang est immense. Elle représente davantage un village qu'une demeure. Elle est composée de plus de 2000 pièces, qui constituent 5 manoirs différents dont 3 se visitent. Egalement de nombreuses cours carrées, des bois sculptés et peints superbes.

Elle est entourée de remparts d'où la vue est superbe. On a réellement l'impression que le temps s'y est arrêté.

Nous reprenons enfin la route vers la gare de Pingyao où le train de 20h nous amènera à Xi’an en 2h40. Nous achetons de quoi dîner dans le train à la gare. Nous embarquons avec notre pique-nique dans le train rapide bien plein. De l’eau chaude est mise à disposition des voyageurs, nous pourrons préparer nos nouilles chinoises.

2h40 plus tard, nous voilà à Xi’an. Lina nous attend pour nous amener la voiture où nous attend notre chauffeur. Il nous faudra 40 min pour atteindre notre hôtel qui appartient au groupe Accor. Ça va nous changer de nos hôtels chinois traditionnels et ça va nous faire du bien. Il fait très chaud dans la chambre. J’avais vu la météo, 40°C sont prévus pendant tout notre séjour. Ça promet…

Nous déballons un peu nos affaires puis nous nous couchons tard.
A&A

jeudi 11 août 2016

Jeudi 11 août 2016 - Taiyun et Pingyao - 14006 pas


Nihao,

Nous quittons l'hôtel à 6h20, avec notre petit-déjeuner pique-nique sous le bras préparé par l'hôtel, le petit-déj n'est servi qu'à partir de 7h30, pour rejoindre notre chauffeur et notre correspondante locale au coin de la rue.

Véronique nous attend déjà et nous voilà en route vers la gare de Pékin à destination de Taiyuan (et non Taiwan donc...) par le TGV chinois. Nous accédons à la gare très rapidement (tu m'étonnes, il est 6h30...) et nous attendons dans un grand hall d'attente tout comme la ville entière, c'est l'impression que j'ai quand je vois l'immense foule dans la gare.

2h40 de train super moderne, super propre, avec du personnel dans tous les sens (une hôtesse qui nous accueille dans le train et une dame qui nettoie tout le temps partout pendant tout le trajet) plus tard, nous voilà à Taiyuan. Tout comme à Pékin, la gare est immense et très récente, comme tout dans ce pays sauf les sites anciens, quoique tous restaurés hier ou avant-hier...

Notre chauffeur et Anna, notre correspondante locale nous amènerons de site en site entre Taiyuan et Pingyoa, où nous passerons la nuit.

Nos visites débutent par la maison de la famille Qiao, demeure de riches marchands, décorée de magnifiques bois sculptés et peints autour de nombreuses cours carrées (les siheyuan, vous vous y connaissez maintenant!). De nombreux meubles sont encore visibles dans la maison, ce qui rend l'ensemble assez vivant.

Nous poursuivons les visites par le Temple Zhenguo, très peu fréquenté donc très calme, comme ça fait du bien! Tout en bois, il est particulièrement ancien. Les peintures sont abîmés mais l'ambiance de l'endroit est réellement apaisante. Quelques artistes dessinent, ce qui apporte encore davantage au calme du lieu.

Nous terminons nos visites de l'après-midi par le Tempe Zishou, lui aussi tout mignon et au calme (comme ça fait du bien bis), lui aussi tout en bois sculpté et peint. Tous ces temples sont sur le même modèle: un temple principal, des temples secondaires, le tout symétrique. Ils sont souvent entourés d'un jardin qui apporte à la zenitude de l'endroit. L'ensemble est très photogénique et sans les hordes de Chinois, nous photographions abondamment.

Nous prenons enfin la route de Pingyao, petite ville de 800.000 habitants (petite ville: pour les Chinois!) qui a pu conserver tous ses remparts, rare en Chine.

Notre hôtel est dans une des rues piétonnes du centre-ville historique de Pingyao. Notre chauffeur nous laisse au plus près avec nos bagages puis nous devons continuer à pied. L'hôtel où nous amène Anna n'est pas celui que j'ai validé avec l'agence: celui que j'ai choisi est juste en face. De plus, il est 17h45 et notre chambre n'est pas prête. Nous avons pourtant bien besoin d'un peu de repos au calme et dans la clim avant de sortir dîner dans un resto de la vieille ville. Comme nous quitterons Pingyao le lendemain vers 14h, nous demandons s'il est possible de libérer la chambre à 14h et non à 12h comme prévu. La fille de l'accueil refuse catégoriquement, ce que nous ne comprenons pas: notre chambre n'est pas prête à 18h et nous ne pourrons pas la laisser le lendemain à 14h? Je commence à m'énerver, notre correspondante locale essaie de négocier et après de longues minutes, on finit par nous dire ok. Entre temps, j'envoie un email, comme je sais si bien le faire (...) à l'agence à Paris que cette situation n'est pas acceptable et que je souhaite que cette situation ne se représente pas par la suite. Il est 12h en France, la réponse devrait arriver rapidement.

Nous finissons par arriver dans la chambre dans laquelle il fait une chaleur suffocante. Nous demandons à quelqu'un dans la cour comment régler la clim, un traducteur chinois parlant un très bon français intervient pour nous et règle le souci lui-même. Décidément, nous avons déjà de mauvaises expériences avec cet hôtel, au demeurant plutôt joli mais au personnel pas très commerçant.

Nous décidons d'aller dîner dans un petit resto qui a une super quote dans nos guides et sur TripAdvisor. Nous nous promenons un peu en ville, qui est composée d'une succession de magasins pour touristes, de resto et d'hôtels ce qui devrait la rendre peu sympa mais qui la rend finalement très vivante. Notre repas est rapide et typique: riz, nouilles, ragout de viande, le tout très gouteux. Nous sommes rincés et décidons de rentrer nous coucher. Nous sommes levés depuis 5h45...

A&A

mercredi 10 août 2016

Mercredi 10 août 2016 - Temple des Lamas, Temple de Confucius et 798 Art District 23350 pas

Nihao,
Nous nous levons un peu plus tard que d'habitude pour commencer la journée de manière spirituel en visitant le Temple des Lamas et le Temple de Confucius, voisins, et à 2 pas de notre hôtel. Des groupes ont déjà commencé les visites quand notre taxi (13 Yuans le taxi, soit moins de 2€: pour gagner 45 minutes dans une journée, ce n’est pas cher payé) nous dépose devant le Temple des Lamas. Ce temple est bouddhiste, le plus renommé du monde hors du Tibet. Des tas de Chinois prient, se prosternent, brûlent de l'encens, le site en est complètement enfumé. Pour la toute première fois, je vois des rouleaux de prières, les mêmes qu'on trouve au Tibet, ceux que les Chinois font tourner pendant leurs prières. C'est poétique et plutôt émouvant. Malheureusement, comme un peu partout depuis le début du séjour, nous ne sommes pas seuls sur le site, des groupes de gringos, comme nous appelons les étrangers dont nous faisons partie, aujourd'hui des Français, suivent leur guide, qui leur fait la leçon, comme des toutous. Nous sommes confortés dans notre choix de ne pas avoir de guide pendant notre séjour à Pékin. Nous manquons certainement des informations, des détails culturels mais au moins nous décidons où nous voulons allez quand et combien de temps nous souhaitons rester.
Le temple compte plusieurs temples, dont un principal et des "annexes", le tout de manière symétrique. Le temple principal abrite une immense statue de bronze de 18 mètres. Le plafond a dû être adapté à sa taille et découpé. Le bon goût n'est pas passé par là mais indéniablement, c'est grandiose. Le temps est comme suspendu dans ce type d'endroit. On pourrait être à n'importe quelle époque. Nous passons pas mal de temps à faire des photos, ce lieu est très photogénique: les temples eux-mêmes, évidemment, mais aussi les Chinois qui prient pendant de longues minutes.
Le Temple de Confucius, le 2nd plus grand temple confucéen de Chine, se trouve presque en face du Temple des Lamas. Nous nous perdons un peu mais finissons par arriver au Temple dédié à Confucius, comme un groupe d'écoliers chinois qui arrive en même temps que nous. Ça grouille, ça court, ça chamaille et ça bouscule: normal, nous sommes en Chine! Moins de monde quand même dans ce temple qui abrite des stèles de pierre où sont inscrits tous les noms des personnes qui ont réussi l'examen du concours confucéen. Evidemment, une statue de Confucius se trouve au milieu du site. Les écoliers chinois veulent tous leur photo devant la statue, c'est trop mignon.
Après cette matinée spirituelle, nous prenons en taxi (transport en commun trop long avec plusieurs changements) vers 798 Art District, un peu à l'écart du centre historique. Seulement 20 min plus tard (je pensais mettre près d'une heure), nous arrivons devant le lieu-dit. J'avais repéré cet endroit underground dans le Guide du Routard et dans le Lonely Planet et une collègue chinoise m'avait conseillé d'y aller également. Changement radicale d'ambiance dans le lieu dédié à l'art moderne chinois. Dès que nous arrivons, la différence saute aux yeux: le look des resto, des bars, des immeubles, des promeneurs. Tout est fashion et on adore déjà 798 Art District! Nous décidons de prendre un verre dans un joli bar climatisé. Il fait en effet 26 à 28°C dès le matin et autour de 34°C l'après-midi. Nos plus de 20000 pas par jour sont épuisants, les pauses fréquentes pour boire s'imposent. Nous restons assez longtemps dans ce resto italien, jusqu'à en avoir froid: ce ne serait pas ça le véritable luxe?
Nous marchons un peu au hasard des nombreuses rues qui quadrillent le quartier entièrement dédié à l'art. Je savais que ça plairait à Arnaud et j'avais décidé de l'inclure dans notre planning pékinois à tout prix. Nous entrons au hasard également dans les galeries qui proposent des œuvres très variées mais toujours d'artistes chinois modernes, et quand c'est moderne, c'est souvent très précurseur... Nous sommes tous deux très enthousiastes tout en ayant l'impression que tout se passe ici en Chine, avec son optimisme constante, sa croissance, soit moins importante depuis quelques années mais tellement plus dynamique d'en France. Nous avions vu jusqu'à présent la Chine traditionnelle mais la Chine nouvelle est déjà bien en place et ce, depuis un bon moment!
Nous passons quelques heures dans ce quartier où nous nous sentons si bien puis nous reprenons un taxi vers le marché de nuit de Donghuamen. Vous aussi devez connaitre ce marché de nuit: c'est celui qu'on a vu régulièrement à la télé, celui qui vend des brochettes de criquets, sauterelles et autres scorpions grillés. Comment visiter Pékin sans passer par là? Sans goûter ok mais pas sans les voir! Ce marché se trouve bizarrement dans le quartier chic: nous passons devant le Peninsula (hôtel de super luxe chinois) et les magasins de luxe européens (Chanel, Prada, Vuitton, Cartier, ...). Après près d'une heure, le taxi nous dépose à un carrefour, comme toujours, et nous montre la direction à prendre à pied. Nous cherchons le marché de nuit que nous imaginons immense sans succès. Nous avons nos plans mais ne trouvons pas le marché. Arnaud demande des informations à un commerçant mais décidément, personne ne parle un mot d'anglais dans cette ville, c'est dingue à quel point. Même les serveurs d'une 20aine d'année ne comprennent pas un seul mot de ce qu'on leur dit. Qui a dit que les Français étaient particulièrement nuls en langues étrangères? Bref, il finit par nous faire comprendre que le marché de nuit est fermé. En effet, lors de mes multiples recherches internet pour préparer ce voyage, j'avais lu un article du Figaro de 2015 qui disait que le marché allait fermer la semaine suivante sur décision de la ville et pour cause d'hygiène. Il disait également que d'autres échoppes allaient assurément ouvrir à quelques pas de là dans les jours suivants la fermeture. J'avais fait d'autres recherches sur le thème mais n'avais réussi à obtenir aucune autre info. J'avais demandé à ma collègue chinoise Meng de me confirmer cette info mais elle avait l'air si surprise que je ne m'étais pas inquiétée de cette fermeture peu probable... et je m'étais trompée. Arnaud est furieux contre moi... Nous reprenons un taxi vers le quartier de notre hôtel pour y dîner rapidement et essayer de nous coucher tôt. Notre chauffeur viendra nous chercher à 6h30 le lendemain, d'où levée à 5h45 à mon grand bonheur. Nous arrivons dans les hutong de notre quartier à la recherche d'un resto plan du Lonely Planet qui à priori a fermé. Nous prenons le chemin d'un autre resto, un peu plus loin, que nous avions repéré en passant en taxi. Il sert de la nourriture occidentale, nous sommes vannés, ça ira pour cette fois. Nous retournons à notre hôtel pour préparer nos bagages et nous coucher pas trop tard. Demain, train à la gare ouest de Pékin à destination de Taiyuan (pas Taïwan hein, Taïwan est une île!).
A&A

mardi 9 août 2016

Mardi 9 août 2016 - Marché aux puces de Panjiayun, Palais d'été et Marché de nuit - 25277 pas - 2 ampoules

Nihao!


Nous démarrons la journée au marché aux puces de Panjiayun. Je rêve d'acheter 2 jarres en porcelaine chinoise depuis un moment, j'ai grand espoir!

Nous arrivons au marché aux puces par le métro assez facilement. Un immense marché aux bijoux se présente à nous: des bracelets en jade, en ambre, en pierre de toutes sortes sont étalés sur des dizaines de stands qui vendent plus au moins les mêmes produits. Nous demandons quelques prix, pour avoir un ordre de grandeur (un bracelet jonc en jade: environ 100€). Nous nous baladons un peu au hasard dans les nombreuses allées où les objets divers et variés sont posés à même le sol. Depuis l'Inde, j'ai aussi très envie d'avoir une tête de bouddha en pierre (pourquoi ne pas l'avoir acheté un Inde me direz-vous et vous auriez raison...).

Des meubles, des porcelaines, des poteries se succèdent ainsi qu'un marché aux... noix! Dingue! Des noix par centaines, mesurées, calibrées, pesées, brossées, scrutées, classées par tailles, encore dans leur enveloppe verte, déjà placées dans des écrins. Je ne sais pas quelle est l'utilité de ces noix mais elles sont bien souvent proposées par 2 dans des écrins dignes de magasins de luxe. Leur coquille est très nervurée, j'ai comme l'impression que ce détail est important. Est-ce en lien avec une histoire de virilité? Je vais aller chercher ça sur Google (grâce à notre VPN!).

Je négocie 2 petites jarres toutes mignonnes à un vendeur qui doit être, depuis, parti en week-end à Macao avec toute sa famille pour dépenser son magot au casino. Devinez combien j'ai fait dépenser à Arnaud dans ces 2 œuvres d'art antiques (à l'odeur, elles ont dû être cuites la veille au soir...)?

Nous prenons un taxi vers le Temple du Ciel (métro, 2 correspondances et la marche: trop trop long d'autant plus que nous sommes à 2 pas). Le Temple du Ciel et son jardin sont très beaux. Le Temple pour les bonnes moissons est entièrement en bois, assemblé sans vis ni clous (ni vis ni clous, ce n’est pas dans une pub ça?) à 3 niveaux avec un très joli toit bleu. Comme les tuiles sont en céramique, il est tout brillant sous le soleil. Des sacrifices d'animaux ont eu lieu sur le site (il y a longtemps hein!) pour espérer de bonnes moissons à venir. Ambiance... Nous passons un peu de temps, pas au calme, des tonnes de Chinois ont eu la même idée que nous ce jour-là, et aussi des groupes de touristes occidentaux, à lire nos guides pour en savoir davantage et vérifier que nous ne sommes pas passés à côté d'endroits à voir impérativement.

Nous reprenons un taxi vers un resto non loin de là (non loin de là: au moins 2 km, à l'échelle de la ville) repéré dans un guide, avant de reprendre le métro vers le Palais d'été, notre balade de l'après-midi. Il est déjà tard quand nous atteignons le resto authentique et traditionnel. Nous sommes les seuls Occidentaux dans la grande salle dans laquelle tous les Chinois mangent des nouilles. Je fais de même, Arnaud choisit du riz sauté (riz-nouilles, on hésite toujours...).

Nous voilà dans le métro pour 1h de trajet vers le Palais d'été, un peu à l'écart du centre de Pékin. Il est déjà plus de 15h30 quand nous récupérons nos billets d'entrée au guichet où toujours personne ne parle un mot d'anglais (même pas un seul mot hein!). Il est déjà trop tard pour aller visiter le palais qui ferme à 17h. Le parc est immense, des tas d'autres endroits sont à voir: le bateau en marbre (qui ne flotte pas hein!), le lac, de nombreux pavillons. Pour la première fois, nous sommes confrontés à des hordes de Chinois en promenade en famille et de nombreux groupes d'ado encadrés par des adultes. Ça grouille, ça parle fort, éventuellement ça hurle aussi, ça bouscule. Nous subissons cette foule dense, sans trop profiter. La sortie de l'autre côté du parc est loin, nous n'avons pas le choix, il faut traverser toute cette foule. Il fait toujours très chaud, il nous devient pénible de marcher en évitant ce fouillis.

Le Palais est réellement très joli, tout en hauteur (donc assurément de grands escaliers avec de nombreuses marches... ce n'est peut-être pas si mal que nous n'ayons pas de billets pour la visite...) avec certainement une très belle vue sur le lac et le parc. De petits bateaux et des pédalos sont pris d'assaut par les Chinois en vacances. Même le lac est noir de monde.

Nous atteignons enfin la sortie et prenons le mettre en direction d'un resto dont les raviolis sont la spécialité. Arnaud adore ça, moi moins mais je pense qu'ici, ils seront très probablement meilleurs qu'en France. Le resto est dans un centre commercial chic type Galeries Lafayette. De grosses berlines de luxe sont garées sur le parking et le rez-de-chaussée propose les grandes marques de cosmétiques de luxe: Chanel, Dior, Estée Lauder, Helena Rubinstein, ...

Nous montons dans les étages, Arnaud vous parlera certainement plus tard du magasin Mi (le Apple local qui n'a rien à envier à la marque à la pomme).

Après 10 min d'attente, nous sommes placés à table et nous commandons des tas de raviolis fourrés au poulet, au porc ou aux légumes verts. En effet, ils sont bien meilleurs que ceux que j'ai pu goûter en France: leur pâte de riz est bien plus fine donc pas gluante du tout (c'est ce qui me déplait dans les raviolis).

Le ventre bien rempli, nous reprenons un taxi vers notre hôtel.

A&A

lundi 8 août 2016

Lundi 8 août 2016: Tombeaux des Ming et Grande Muraille de Chine – 20535 pas


Nihao!

Nous avons rendez-vous avec notre interlocutrice locale et notre chauffeur à 7h30.

Après discussion avec Véronique (prénom très chinois!?), nous décidons d'aller d'abord aux tombeaux des Ming puis à la Grande Muraille de Chine. La Grande Muraille est toujours très fréquentée, encore davantage le matin. Y aller l'après-midi nous éviterait la foule.

Nous voilà donc dans les embouteillages (pas si gigantesques finalement mais on sort de Pékin donc...) vers les Tombeaux des Ming. Ces tombeaux comptent 13 des 16 empereurs de Chine. Ils sont éparpillés un peu partout dans la montagne et certains ont été découverts par hasard par les paysans locaux. D'autres ont toujours été connus et surveillés par les gardiens des tombeaux. 90% des habitants de la vallée sont leurs descendants.

Après environ 1h de route, nous arrivons sur la Voie Sacrée, construite du vivant de l'empereur en vue de sa mort. C'est qu'organiser ses obsèques de son vivant permet à l'empereur de prévoir les choses en grand... en très grand. La Voie Sacrée a été conçue pour mener les cercueils de l'empereur au tombeau. Uniquement pour ce moment-là. Elle est bordée de sculptures en marbre, d'animaux - d'abord prosternés en signe de respect puis debout - et de guerriers et de membres de l'administration. Véronique nous fait le cours au pas de course. Elle nous soule déjà pas mal. La balade est très agréable, nous sommes presque seuls sur le site arboré et très bien entretenu. Il fait déjà chaud mais l'ambiance calme me repose.

Le chauffeur nous attend au bout de la Voie Sacrée, nous reprenons la route vers l'un des tombeaux. Les pagodes sont jolies, le site apaisant. Nous grimpons sur la principale pour avoir la vue d'ensemble et surtout la vue sur les montagnes verdoyantes alentours. De là, nous apercevons également les pagodes des autres tombeaux, nombreux dans la vallée.

Nous reprenons la route vers la Grande Muraille, à environ 1h de là. Plusieurs tronçons ont été restaurés, d'autres sont entièrement écroulés et laissés sauvages à la merci de la nature qui y a repris ses droits.

L'agence nous a prévu notre balade à Mutyuan, pas le tronçon le plus touristique mais le 2nd. Depuis le début du séjour, je crains la foule sur la Grande Muraille. Je sais que si la foule est dense, je serai déçue. A notre arrivée, ça ne grouille pas, c'est déjà bon signe. Il est midi, nous décidons de déjeuner rapidement avant de prendre le téléphérique qui va sérieusement nous simplifier la tâche. La Grande Muraille a été construite sur les crêtes de montagnes pour faire barrages aux Mongols. Elle est donc au sommet des montagnes. Le téléphérique, c'est comme ceux qu'on connait, la neige en moins (au moins à cette époque de l'année). Deux téléphériques sont disponibles: les boules et les télécabines. Nous arriverons au sommet dans une sphère avec vue panoramique sur les montagnes et sur la Grande Muraille: j'ai l'impression d'être dans un film. Des tire-fesses sont dispo aussi mais on trouve ça trop casse-gueule (je plaisante!).

Arrivés au sommet, les choses sérieuses commencent. Véronique fait quelques photos de nous face à la vue puis nous laisse (enfin) libres. Rendez-vous est pris au même endroit 2h plus tard. Nous avons tous en tête (enfin, au moins moi...) ces images de touristes gravissant de très hautes marches très nombreuses. Bah sur ce tronçon, celui que nous avons pratiqué au moins, ce n'est pas du tout comme ça et heureusement...

Des descentes, des montées, de petites marches, des marches plus grandes se succèdent. Les vues sont dingues, d'autant que nous avons un soleil de plomb et un ciel bleu parsemé de nuages blancs. Les conditions sont idéales, Véronique nous appendra plus tard que ces conditions parfaites sont rares. Nous passons 2h sur la Grande Muraille de Chine, s'extasiant devant ces paysages superbes. Nous faisons des tas de photos tant le site s'y prête. Même les montagnes alentours sont splendides. Devant une belle montée très abrupte, nous décidons courageusement de faire demi-tour: il est l'heure si nous voulons être à l'heure au rendez-vous avec Véronique. Le chemin du retour n'est pas plus aisé que l'aller: les descentes deviennent des montées et vice versa. Nous nous abritons et faisons de fréquentes pauses dans les abris à l'ombre.

Nous nous résolvons à reprendre le téléphérique pour la redescente et de laisser ses paysages magiques et mythiques.

Nous reprenons la route, en passant prendre un remontant glacé chez Burger King (non mais ils ont osé mettre un Burger King au pied de la Grande Muraille de Chine!), vers Pékin que nous atteignons rapidement.

Arnaud avait sélectionné un resto que j'avais également repéré dans la Lonely Planet (notre Routard et notre Lonely Planet sont pleins de fluo et de post it divers et variés), à 2 pas de notre hôtel. Il propose un menu unique (on aime le concept à Paris ok, mais à Pékin??) dans la cour d'un siheyuan d'un hutong. Nous sommes entourés d'Occidentaux, c'est clairement un plan Lonely Planet. Le repas est succulent et fin. Les plats se succèdent: crevettes, poissons, champignons, poulet, salades. Ce repas est de loin le meilleur repas chinois que j'ai pu déguster.

Nous reprenons le chemin de notre hôtel dans la nuit moite pékinoise. Nous mettons un moment à traverser la rue animée voisine de notre hôtel.

Quelle journée !

A&A

dimanche 7 août 2016

Dimanche 7 août 2016: Place Tian An Men et la Cité Interdite - 23243 pas


Nihao!

Nous nous levons tôt, vers 7h, pour cette journée chargée.

J'écarte les rideaux pour voir le temps: gris mais certainement chaud. Nous nous préparons ainsi que nos 2 sacs à dos: Guide du Routard, Lonely Planet, Cartoville Pékin (la ville est tellement vaste qu'il nous faut au moins ça), nos téléphones qui nous servent beaucoup d'appareil photos, nos appareils photos (chacun un: il nous faut bien ça aussi!), des bouteilles d'eau, un rouleau de PQ (on ne sait jamais, il y a bien des toilettes absolument partout mais elles peuvent être dépourvues du précieux papier...), une étole (pour lutter contre certaine clim' agressive et aussi me couvrir les bras dans les temples), mon chapeau de brousse (si si: offert par Loulou chez Décathlon), accessoirement des yuans pour nos menues dépenses, ...

Lorsque nous sortons de la chambre qui donne directement dans la cour carrée, nous nous apercevons qu'il pleut des cordes. Nous allons petit-déjeuner en nous disant que ça se calmerait pendant le repas. Je ne vois ai pas encore parlé du petit-déjeuner que nous partageons avec des occidentaux uniquement: des Américains, des Italiens, des Espagnols (ou au moins hispanophones). Le buffet se compose de pain de mie, de quelques tranches de pain (sec) aux graines de courge, de mini beurres et confitures dans de petites boites en plastique scellées (comme dans les hôtels bas de gamme type B&B), de saladiers de maïs, cornichons, blancs de volaille fumés, quelques autres  marinés, des tranches de pastèque et de melon et de 3 étuves qui contiennent du bacon, des nouilles sautées et des nuggets de poulet, tout ça arrosé de quelques jus et thés et café. Miam! Ah oui, il y a aussi des bananes et des pommes que nous mettons dans nos sacs à dos pour la journée.

Je reprends: quand nous sortons du petit-déjeuner, il pleut toujours des cordes... Nous retournons à la chambre pour mettre nos capes de pluie que nous inaugurons.

Nous sortons de l'hôtel déguisés ainsi (nous croisons une Chinoise qui porte un cape aussi, nous nous disons que ouf! les Chinois en utilisent aussi, nous ne passerons pas pour des extra-terrestres) pour atteindre la station de métro la plus proche à destination de la place Tian An Men.

Le métro de Pékin a la réputation d'être super moderne, très fiable et efficace. Tu m'étonnes, avec une telle population à déplacer, y a intérêt! Nous allons au premier guichet dispo pour acheter une carte magnétique que nous pourrons recharger si besoin. La carte coûte 20 yuans, somme que nous pourrons récupérer lorsque nous la rendrons lors de notre départ de Pékin. Un trajet coûte 3 yuans, soit moins de 0,50€. Le métro compte des tas de lignes (ok, je ne me souviens plus combien mais entre 15 et 20) et est sous sécurité max: chaque bagage passe aux rayons X (comme à l'aéroport). Loin du métro parisien, il est très propre et non odorant... Toutes les rames sont climatisées (quand il fait plus de 30°C et qu'il fait très humide dehors, ce n'est pas un détail!!). La dame au guichet ne parle pas anglais mais nous communiquons par gestes. Un affichage nous permet d'avoir les tarifs, et j'avais lu dans un guide ou sur internet l'existence et le fonctionnement de cette carte qui va nous permettre de gagner du temps.

Nous voilà dans le métro. J'ai préparé notre itinéraire, nous devrons faire un changement à une station au nom imprononçable et absolument impossible à mémoriser. Il n'y a pas la foule, nous atteignons la station Quianem sans problème. Lorsque nous sortons de la station de métro, nous nous retrouvons au Sud de la place Tian An Men. Pour pouvoir m'atteindre, nous devrons, comme à Moscou (habitudes communistes?), traverser la grande avenue par un passage souterrain. Ici aussi, certaines avenues ne sont pas franchissables à pied, la traversée se faisant obligatoirement par un passage souterrain souvent glauque. Je vous passe le fait que ces grandes avenues ont été conçues pour y organiser de grandes parades militaires à la gloire du régime... D'où ces passages souterrains à Moscou et à Pékin... Voilà voilà... Bon, je vous l'ai écrit quand même!

Bref bref, nous voilà donc place Tian An Men, la pluie s'est sérieusement calmée, nous quittons enfin nos capes de pluie. Parce que la cape de pluie, elle te protège de la pluie ok, mais tu transpires tellement grâce à elle, que finalement, dessous, t'es trempée quand même, à la différence que tu n'es pas trempée de pluie mais de ta propre transpiration. Amis de la poésie... bonsoir!

Je reprends: nous voilà toujours place Tian An Men. Là aussi, pour atteindre le centre de la place, nos sacs passent aux rayons X pour davantage de sécurité.

Nous passons devant le Mausolée de Mao (que je ne cesse d'appeler Mausolée de Lénine... communisme, culte de la personnalité, tout ça tout ça...) connue pour... sa file d'attente impressionnante: on confirme. Face au Mausolée, nous nous demandons quel est ce monument de style chinois typique: c'est l'une des dernières portes de l'entrée de la ville de Pékin d'autrefois. Elle a été, comme tant d'autres monuments, entièrement rénovée et en ressort jolie comme un sous neuf.

Nous reprenons notre marche vers le centre de la place Tian An Men, vers l'image que nous connaissons tristement tous, celle du char s'arrêtant devant l'étudiant se confrontant à lui en pleine révolution culturelle de 1989, seul au milieu de cette place public, la plus grande au monde.

Il a presque cessé de pleuvoir quand nous arrivons devant le portait de Mao, image que nous connaissons tous également, accroché sur ce bâtiment que nous connaissons tous aussi. Deux immenses bâtiments de type communiste se font face tels des miroirs: le musée national de Chine et le musée des héros.

L'entrée de la Cité Interdite se fait sous le portrait de Moa, nous avons tous loisir de le contempler. Il y a des hordes de Chinois qui, comme nous, souhaitent accéder à la Cité Interdite. Arrivés dans son enceinte, nous en avons déjà plein les pattes (cf place Tian An Men, la place publique la plus grande au monde...), nous décidons de faire une pause et de lire les nombreuses informations du site dans nos guides. Après environ 45 min et des annonces hurlées en chinois par des haut-parleurs dans nos fragiles oreilles, nous achetons nos billets aux nombreux guichets où toujours aucun Chinois ne parlent anglais (c'est à dire pas un mot, rien, nada, nothing si j'ose dire!). Nous décidons, sur les conseils de voyageurs lus sur internet, d'aller visiter la partie Sud Est de la Cité Interdite qui mène vers un paisible jardin, à l'écart des hurlements et des trépignements des autres touristes (à 98% chinois, il faut bien l'admettre). Nous passons du temps au calme, assis sur un banc, où nous avons passé notre temps, comme en Inde, à poser avec nos amis Chinois pour leurs photos personnels. Nous nous prêtons au jeu de manière amusé mais jusque quand?

Nous reprenons le chemin des visites et par hasard, nous atteignons un palais, où nous croisons quelques mariés en pleine séance photos et quelques autres touristes, au calme. Nous nous sentons réellement privilégiés d'être dans cet endroit, loin de l'agitation que nous craignons depuis que nous sommes arrivés en Chine. Nous avons l'habitude de la foule, même si je la crains réellement (oui malgré cela, je décide de passer mes vacances dans le pays le plus peuplé au monde, on est contradictoire ou on ne l'est pas...).

Nous finissons par accéder au cœur de la Cité Interdite après avoir franchi la porte du Midi. La réputation de la Cité Interdite n'est pas usurpée: le site est grandiose, les palais se succèdent et se ressemblent. Nous nous perdons un peu en cherchant le mur des 9 dragons que nous finissons par atteindre mais tard: il est déjà 15h45, le site ferme à 16h mais personne ne semble se presser. Après informations prises, toujours avec les mains, ce pays ne parle décidément pas anglais, le site ferme à 17h (en haute saison). Nous passons rapidement au musée des horloges avant d'arriver aux jardins impériaux où nous prenons le temps d'une pause: la Cité Interdite est immense et le soleil est de plomb depuis quelques heures déjà, nous avons pas mal rougis.

Nous quittons la Cité Interdite pour atteindre le pied de la Colline au Charbon, qui nous promet une vue splendide sur tout le site. Au pied des escaliers, nous suons à la vue de la pente raide: c'est que ça se mérite. Nous arrivons enfin au haut de la colline, sur laquelle des centaines de touristes nous attendent déjà. C'est la foule, la cohue, le bruit, les bousculades mais la vue sur la Cité Interdite est à couper le souffle. Nous y passons peu de temps tant la foule est dense.

Nous décidons de redescendre et de prendre un taxi vers le restaurant du dîner. La spécialité de Pékin est le canard laqué. Le canard est l'un de mes plats favoris, Arnaud souhaite m'emmener dans le meilleur restaurant de canard laqué de la ville. Après informations prises à l'agence de voyages et surtout auprès de Maud et Matthieu, couple franco-belge qui a vécu à Pékin 4 ans et qui vit maintenant à Rangoon (vous pensiez que nous étions des voyageurs? C'est que vous ne connaissez pas Maud et Matthieu!), nous voilà en route vers DaDong Roast Duck Restaurant.

DaDong Roast Restaurant est un resto chic (on arrive toujours dégeulasses, suants, sacs à dos et Nike poussiéreuses) sur genre le ème périphérique. Le canard entier nous sera servi en 2 services: le 1er nous servira la peau (laquée donc) et le 2nd la viande. C'est délicieux, je le savais déjà, mais à Pékin, il a forcément une tout autre saveur...

Nous reprenons un taxi pour rentrer à l'hôtel. Nous essayons de nous coucher tôt (mais n'y arrivons pas) car nous nous levons tôt le lendemain: nous avons rendez-vous avec notre interlocutrice locale et notre chauffeur pour aller à la Grande Muraille de Chine !

A&A

samedi 6 août 2016

Samedi 6 août 2016 - Pékin - 14179 pas

Nihao,

Nous atterrissons à Pékin - Beijing - samedi vers 12h30.




Arnaud a pas mal dormi pour une fois, moi pas top mais ça va. De toute façon je suis à donf, remontée comme une pendule. J'étudie le Guide du Routard et le Lonely Planet depuis des semaines, j'ai planifié nos visites, j'ai étudié les horaires d'ouverture et de fermeture de tous les sites que je souhaite visiter, les plans de métro de Pékin et de Shanghai, les plans des villes où nous passerons, lu des tas de conseils et de commentaires de voyageurs sur internet.

Le correspondant local envoyé par La Maison de la Chine, notre agence parisienne, doit déjà nous attendre au terminal d'arrivée. Nous passons les formalités douanières sans problème après assez peu d'attente: nous nous étions pressés de sortir de l'avion pour ne pas avoir tout l'avion devant nous à la douane. En même temps, nous étions assez peu d'occidentaux dans l'avion et comme les files d'attente ne sont pas les mêmes entre les Chinois qui rentrent chez eux et les étrangers que nous sommes, ça ne change pas grand ‘chose.

Nous devons prendre un shuttle pour atteindre notre terminal d'arrivée et récupérer nos bagages. Le terminal d'arrivée est très moderne, encore un truc que nous ne vendrons pas aux Chinois, tout comme le shuttle pétant neuf...

Nous récupérons nos bagages rapidement et atteignons la sortie aussi vite. Une dame chinoise nous attend avec un panneau avec nos prénoms et noms. Nous nous présentons et je demande immédiatement son aide pour acheter (et négocier :-)) des cartes SIM chinoises qui nous permettront d'avoir le réseau local et une connexion à internet locale et peu couteuse. Nous achetons, cette fois pas rapidement, nos 2 cartes qui nous permettent une connexion internet local mais pas d'envoi de SMS ni d'appel.

Suite à mes diverses lectures sur la Chine, j'apprends, et mes collègues chinois me confirment, que Google et Facebook sont censurés par le gouvernement. Notre blog, Blogger, est sur Google et notre grande joie en voyage est de communiquer vers nos familles et amis et partager nos aventures. Sans notre blog et sans Facebook, vais-je devoir reprendre mes emails à destinataires multiples?

Je ne renseigne: notre solution est un VPN qui nous permettra de leurrer le réseau chinois et de lui faire croire que notre connexion n'est pas sur le continent. Les plus efficaces sont payants mais vous le valez bien! Arnaud nous commande donc un VPN, français, parce que depuis quelques mois, la Chine est capable de bloquer certains VPN américains quand même. Avec ce VPN français, plus confidentiel, nous devrions être tranquilles...

Bref, nous voilà embaqués avec notre chauffeur, notre interlocutrice locale et tous nos bagages (on en reparlera probablement plus tard) en route vers Pékin, capitale chinoise, ville de plus de 20 Millions d'habitants de 17000km² (à titre de comparaison, Pékin fait 15x Paris intramuros). Intime donc...

Nous passerons 5 nuits à Pékin, je souhaitais passer du temps à Pékin, en faisant le choix de faire l'impasse sur Hong Kong (certains de mes collègues de Hong Kong m'ont définitivement dégouté de cette destination). Pékin est si riche culturellement que manquer certains lieux majeurs m'aurait laissée sur ma faim.

Après près d'une heure de route, pas si embouteillée (Pékin a la réputation d'être terriblement embouteillée avec ses 6 périphériques, le 7ème étant en construction actuellement), nous arrivons à 200m de notre hôtel. Le chauffeur ne peut nous déposer devant le siheyuan, une demeure traditionnelle pékinoise à cour intérieure carrée, parce qu'il se situe dans un hutong, une rue piétonne étroite.

En effet, la rue commerçante de restaurants de rue, magasins branchés est archi bondée. Notre hôtel se situe dans une rue perpendiculaire au calme. Le siheyuan est traditionnel, construit de pierre et de bois, avec deux cours intérieurs très chaleureuse. Toutes les pièces sont de plain-pied. Notre chambre se trouve au fond d'une des cours. Elle est meublée de mobilier traditionnel chinois mais avec tout le confort moderne: on est dans l'ambiance.







Nous déballons quelques affaires, en rassemblons d'autres dans nos sacs à dos et commençons notre découverte de Pékin. Il est déjà 15h45 quand nous quittons notre chambre. Comme les sites ferment souvent tôt, vers 17h, nous allons aux Tours du Tambour et de la Cloche, à 10 min à pieds de notre hôtel. La rue piétonne est encore plus bondée quand la traversons à nouveau. Arnaud découvre des boissons qui ont l'air fabuleusement exotiques, ainsi que des glaces et autres saucisses-sucettes que nous souhaitons tester rapidement.

Après 10 min de marche, nous atteignons la première tour, dont la salle des tambours est accessible par de nombreuses marches très raides... les mêmes nous attendent à la seconde tour... Elles nous permettront de faire le reflux sanguin de nos jambes après nos 9h30 de vol...






Assez peu d'intérêt à ces deux visites mais de belles vues sur Pékin, pas si polluée. De la salle des tambours, nous pouvons voir la colline au charbon, qui fait face à la Cité Interdite. Ce sera pour demain!



Nous reprenons le chemin de notre quartier pour trouver de quoi dîner. Les Chinois dinent tôt, vers 18h, ce que nous allons prendre comme habitude également. Un diner tôt nous permettra un coucher tôt et un lever tôt. Les sites ouvrent tôt et ferment tôt, il va falloir nous caler à cette organisation. Nous décidons d'aller dans un restaurant local traditionnel: un riz cantonnais, un bouillon de nouilles, un bouillon de raviolis et deux brochettes.

Nous sommes rincés, nous nous endormons vers 21h pour pouvoir démarrer la journée tôt demain: le planning est chargé!

A demain.
A&A