lundi 8 août 2016

Lundi 8 août 2016: Tombeaux des Ming et Grande Muraille de Chine – 20535 pas


Nihao!

Nous avons rendez-vous avec notre interlocutrice locale et notre chauffeur à 7h30.

Après discussion avec Véronique (prénom très chinois!?), nous décidons d'aller d'abord aux tombeaux des Ming puis à la Grande Muraille de Chine. La Grande Muraille est toujours très fréquentée, encore davantage le matin. Y aller l'après-midi nous éviterait la foule.

Nous voilà donc dans les embouteillages (pas si gigantesques finalement mais on sort de Pékin donc...) vers les Tombeaux des Ming. Ces tombeaux comptent 13 des 16 empereurs de Chine. Ils sont éparpillés un peu partout dans la montagne et certains ont été découverts par hasard par les paysans locaux. D'autres ont toujours été connus et surveillés par les gardiens des tombeaux. 90% des habitants de la vallée sont leurs descendants.

Après environ 1h de route, nous arrivons sur la Voie Sacrée, construite du vivant de l'empereur en vue de sa mort. C'est qu'organiser ses obsèques de son vivant permet à l'empereur de prévoir les choses en grand... en très grand. La Voie Sacrée a été conçue pour mener les cercueils de l'empereur au tombeau. Uniquement pour ce moment-là. Elle est bordée de sculptures en marbre, d'animaux - d'abord prosternés en signe de respect puis debout - et de guerriers et de membres de l'administration. Véronique nous fait le cours au pas de course. Elle nous soule déjà pas mal. La balade est très agréable, nous sommes presque seuls sur le site arboré et très bien entretenu. Il fait déjà chaud mais l'ambiance calme me repose.

Le chauffeur nous attend au bout de la Voie Sacrée, nous reprenons la route vers l'un des tombeaux. Les pagodes sont jolies, le site apaisant. Nous grimpons sur la principale pour avoir la vue d'ensemble et surtout la vue sur les montagnes verdoyantes alentours. De là, nous apercevons également les pagodes des autres tombeaux, nombreux dans la vallée.

Nous reprenons la route vers la Grande Muraille, à environ 1h de là. Plusieurs tronçons ont été restaurés, d'autres sont entièrement écroulés et laissés sauvages à la merci de la nature qui y a repris ses droits.

L'agence nous a prévu notre balade à Mutyuan, pas le tronçon le plus touristique mais le 2nd. Depuis le début du séjour, je crains la foule sur la Grande Muraille. Je sais que si la foule est dense, je serai déçue. A notre arrivée, ça ne grouille pas, c'est déjà bon signe. Il est midi, nous décidons de déjeuner rapidement avant de prendre le téléphérique qui va sérieusement nous simplifier la tâche. La Grande Muraille a été construite sur les crêtes de montagnes pour faire barrages aux Mongols. Elle est donc au sommet des montagnes. Le téléphérique, c'est comme ceux qu'on connait, la neige en moins (au moins à cette époque de l'année). Deux téléphériques sont disponibles: les boules et les télécabines. Nous arriverons au sommet dans une sphère avec vue panoramique sur les montagnes et sur la Grande Muraille: j'ai l'impression d'être dans un film. Des tire-fesses sont dispo aussi mais on trouve ça trop casse-gueule (je plaisante!).

Arrivés au sommet, les choses sérieuses commencent. Véronique fait quelques photos de nous face à la vue puis nous laisse (enfin) libres. Rendez-vous est pris au même endroit 2h plus tard. Nous avons tous en tête (enfin, au moins moi...) ces images de touristes gravissant de très hautes marches très nombreuses. Bah sur ce tronçon, celui que nous avons pratiqué au moins, ce n'est pas du tout comme ça et heureusement...

Des descentes, des montées, de petites marches, des marches plus grandes se succèdent. Les vues sont dingues, d'autant que nous avons un soleil de plomb et un ciel bleu parsemé de nuages blancs. Les conditions sont idéales, Véronique nous appendra plus tard que ces conditions parfaites sont rares. Nous passons 2h sur la Grande Muraille de Chine, s'extasiant devant ces paysages superbes. Nous faisons des tas de photos tant le site s'y prête. Même les montagnes alentours sont splendides. Devant une belle montée très abrupte, nous décidons courageusement de faire demi-tour: il est l'heure si nous voulons être à l'heure au rendez-vous avec Véronique. Le chemin du retour n'est pas plus aisé que l'aller: les descentes deviennent des montées et vice versa. Nous nous abritons et faisons de fréquentes pauses dans les abris à l'ombre.

Nous nous résolvons à reprendre le téléphérique pour la redescente et de laisser ses paysages magiques et mythiques.

Nous reprenons la route, en passant prendre un remontant glacé chez Burger King (non mais ils ont osé mettre un Burger King au pied de la Grande Muraille de Chine!), vers Pékin que nous atteignons rapidement.

Arnaud avait sélectionné un resto que j'avais également repéré dans la Lonely Planet (notre Routard et notre Lonely Planet sont pleins de fluo et de post it divers et variés), à 2 pas de notre hôtel. Il propose un menu unique (on aime le concept à Paris ok, mais à Pékin??) dans la cour d'un siheyuan d'un hutong. Nous sommes entourés d'Occidentaux, c'est clairement un plan Lonely Planet. Le repas est succulent et fin. Les plats se succèdent: crevettes, poissons, champignons, poulet, salades. Ce repas est de loin le meilleur repas chinois que j'ai pu déguster.

Nous reprenons le chemin de notre hôtel dans la nuit moite pékinoise. Nous mettons un moment à traverser la rue animée voisine de notre hôtel.

Quelle journée !

A&A

dimanche 7 août 2016

Dimanche 7 août 2016: Place Tian An Men et la Cité Interdite - 23243 pas


Nihao!

Nous nous levons tôt, vers 7h, pour cette journée chargée.

J'écarte les rideaux pour voir le temps: gris mais certainement chaud. Nous nous préparons ainsi que nos 2 sacs à dos: Guide du Routard, Lonely Planet, Cartoville Pékin (la ville est tellement vaste qu'il nous faut au moins ça), nos téléphones qui nous servent beaucoup d'appareil photos, nos appareils photos (chacun un: il nous faut bien ça aussi!), des bouteilles d'eau, un rouleau de PQ (on ne sait jamais, il y a bien des toilettes absolument partout mais elles peuvent être dépourvues du précieux papier...), une étole (pour lutter contre certaine clim' agressive et aussi me couvrir les bras dans les temples), mon chapeau de brousse (si si: offert par Loulou chez Décathlon), accessoirement des yuans pour nos menues dépenses, ...

Lorsque nous sortons de la chambre qui donne directement dans la cour carrée, nous nous apercevons qu'il pleut des cordes. Nous allons petit-déjeuner en nous disant que ça se calmerait pendant le repas. Je ne vois ai pas encore parlé du petit-déjeuner que nous partageons avec des occidentaux uniquement: des Américains, des Italiens, des Espagnols (ou au moins hispanophones). Le buffet se compose de pain de mie, de quelques tranches de pain (sec) aux graines de courge, de mini beurres et confitures dans de petites boites en plastique scellées (comme dans les hôtels bas de gamme type B&B), de saladiers de maïs, cornichons, blancs de volaille fumés, quelques autres  marinés, des tranches de pastèque et de melon et de 3 étuves qui contiennent du bacon, des nouilles sautées et des nuggets de poulet, tout ça arrosé de quelques jus et thés et café. Miam! Ah oui, il y a aussi des bananes et des pommes que nous mettons dans nos sacs à dos pour la journée.

Je reprends: quand nous sortons du petit-déjeuner, il pleut toujours des cordes... Nous retournons à la chambre pour mettre nos capes de pluie que nous inaugurons.

Nous sortons de l'hôtel déguisés ainsi (nous croisons une Chinoise qui porte un cape aussi, nous nous disons que ouf! les Chinois en utilisent aussi, nous ne passerons pas pour des extra-terrestres) pour atteindre la station de métro la plus proche à destination de la place Tian An Men.

Le métro de Pékin a la réputation d'être super moderne, très fiable et efficace. Tu m'étonnes, avec une telle population à déplacer, y a intérêt! Nous allons au premier guichet dispo pour acheter une carte magnétique que nous pourrons recharger si besoin. La carte coûte 20 yuans, somme que nous pourrons récupérer lorsque nous la rendrons lors de notre départ de Pékin. Un trajet coûte 3 yuans, soit moins de 0,50€. Le métro compte des tas de lignes (ok, je ne me souviens plus combien mais entre 15 et 20) et est sous sécurité max: chaque bagage passe aux rayons X (comme à l'aéroport). Loin du métro parisien, il est très propre et non odorant... Toutes les rames sont climatisées (quand il fait plus de 30°C et qu'il fait très humide dehors, ce n'est pas un détail!!). La dame au guichet ne parle pas anglais mais nous communiquons par gestes. Un affichage nous permet d'avoir les tarifs, et j'avais lu dans un guide ou sur internet l'existence et le fonctionnement de cette carte qui va nous permettre de gagner du temps.

Nous voilà dans le métro. J'ai préparé notre itinéraire, nous devrons faire un changement à une station au nom imprononçable et absolument impossible à mémoriser. Il n'y a pas la foule, nous atteignons la station Quianem sans problème. Lorsque nous sortons de la station de métro, nous nous retrouvons au Sud de la place Tian An Men. Pour pouvoir m'atteindre, nous devrons, comme à Moscou (habitudes communistes?), traverser la grande avenue par un passage souterrain. Ici aussi, certaines avenues ne sont pas franchissables à pied, la traversée se faisant obligatoirement par un passage souterrain souvent glauque. Je vous passe le fait que ces grandes avenues ont été conçues pour y organiser de grandes parades militaires à la gloire du régime... D'où ces passages souterrains à Moscou et à Pékin... Voilà voilà... Bon, je vous l'ai écrit quand même!

Bref bref, nous voilà donc place Tian An Men, la pluie s'est sérieusement calmée, nous quittons enfin nos capes de pluie. Parce que la cape de pluie, elle te protège de la pluie ok, mais tu transpires tellement grâce à elle, que finalement, dessous, t'es trempée quand même, à la différence que tu n'es pas trempée de pluie mais de ta propre transpiration. Amis de la poésie... bonsoir!

Je reprends: nous voilà toujours place Tian An Men. Là aussi, pour atteindre le centre de la place, nos sacs passent aux rayons X pour davantage de sécurité.

Nous passons devant le Mausolée de Mao (que je ne cesse d'appeler Mausolée de Lénine... communisme, culte de la personnalité, tout ça tout ça...) connue pour... sa file d'attente impressionnante: on confirme. Face au Mausolée, nous nous demandons quel est ce monument de style chinois typique: c'est l'une des dernières portes de l'entrée de la ville de Pékin d'autrefois. Elle a été, comme tant d'autres monuments, entièrement rénovée et en ressort jolie comme un sous neuf.

Nous reprenons notre marche vers le centre de la place Tian An Men, vers l'image que nous connaissons tristement tous, celle du char s'arrêtant devant l'étudiant se confrontant à lui en pleine révolution culturelle de 1989, seul au milieu de cette place public, la plus grande au monde.

Il a presque cessé de pleuvoir quand nous arrivons devant le portait de Mao, image que nous connaissons tous également, accroché sur ce bâtiment que nous connaissons tous aussi. Deux immenses bâtiments de type communiste se font face tels des miroirs: le musée national de Chine et le musée des héros.

L'entrée de la Cité Interdite se fait sous le portrait de Moa, nous avons tous loisir de le contempler. Il y a des hordes de Chinois qui, comme nous, souhaitent accéder à la Cité Interdite. Arrivés dans son enceinte, nous en avons déjà plein les pattes (cf place Tian An Men, la place publique la plus grande au monde...), nous décidons de faire une pause et de lire les nombreuses informations du site dans nos guides. Après environ 45 min et des annonces hurlées en chinois par des haut-parleurs dans nos fragiles oreilles, nous achetons nos billets aux nombreux guichets où toujours aucun Chinois ne parlent anglais (c'est à dire pas un mot, rien, nada, nothing si j'ose dire!). Nous décidons, sur les conseils de voyageurs lus sur internet, d'aller visiter la partie Sud Est de la Cité Interdite qui mène vers un paisible jardin, à l'écart des hurlements et des trépignements des autres touristes (à 98% chinois, il faut bien l'admettre). Nous passons du temps au calme, assis sur un banc, où nous avons passé notre temps, comme en Inde, à poser avec nos amis Chinois pour leurs photos personnels. Nous nous prêtons au jeu de manière amusé mais jusque quand?

Nous reprenons le chemin des visites et par hasard, nous atteignons un palais, où nous croisons quelques mariés en pleine séance photos et quelques autres touristes, au calme. Nous nous sentons réellement privilégiés d'être dans cet endroit, loin de l'agitation que nous craignons depuis que nous sommes arrivés en Chine. Nous avons l'habitude de la foule, même si je la crains réellement (oui malgré cela, je décide de passer mes vacances dans le pays le plus peuplé au monde, on est contradictoire ou on ne l'est pas...).

Nous finissons par accéder au cœur de la Cité Interdite après avoir franchi la porte du Midi. La réputation de la Cité Interdite n'est pas usurpée: le site est grandiose, les palais se succèdent et se ressemblent. Nous nous perdons un peu en cherchant le mur des 9 dragons que nous finissons par atteindre mais tard: il est déjà 15h45, le site ferme à 16h mais personne ne semble se presser. Après informations prises, toujours avec les mains, ce pays ne parle décidément pas anglais, le site ferme à 17h (en haute saison). Nous passons rapidement au musée des horloges avant d'arriver aux jardins impériaux où nous prenons le temps d'une pause: la Cité Interdite est immense et le soleil est de plomb depuis quelques heures déjà, nous avons pas mal rougis.

Nous quittons la Cité Interdite pour atteindre le pied de la Colline au Charbon, qui nous promet une vue splendide sur tout le site. Au pied des escaliers, nous suons à la vue de la pente raide: c'est que ça se mérite. Nous arrivons enfin au haut de la colline, sur laquelle des centaines de touristes nous attendent déjà. C'est la foule, la cohue, le bruit, les bousculades mais la vue sur la Cité Interdite est à couper le souffle. Nous y passons peu de temps tant la foule est dense.

Nous décidons de redescendre et de prendre un taxi vers le restaurant du dîner. La spécialité de Pékin est le canard laqué. Le canard est l'un de mes plats favoris, Arnaud souhaite m'emmener dans le meilleur restaurant de canard laqué de la ville. Après informations prises à l'agence de voyages et surtout auprès de Maud et Matthieu, couple franco-belge qui a vécu à Pékin 4 ans et qui vit maintenant à Rangoon (vous pensiez que nous étions des voyageurs? C'est que vous ne connaissez pas Maud et Matthieu!), nous voilà en route vers DaDong Roast Duck Restaurant.

DaDong Roast Restaurant est un resto chic (on arrive toujours dégeulasses, suants, sacs à dos et Nike poussiéreuses) sur genre le ème périphérique. Le canard entier nous sera servi en 2 services: le 1er nous servira la peau (laquée donc) et le 2nd la viande. C'est délicieux, je le savais déjà, mais à Pékin, il a forcément une tout autre saveur...

Nous reprenons un taxi pour rentrer à l'hôtel. Nous essayons de nous coucher tôt (mais n'y arrivons pas) car nous nous levons tôt le lendemain: nous avons rendez-vous avec notre interlocutrice locale et notre chauffeur pour aller à la Grande Muraille de Chine !

A&A

samedi 6 août 2016

Samedi 6 août 2016 - Pékin - 14179 pas

Nihao,

Nous atterrissons à Pékin - Beijing - samedi vers 12h30.




Arnaud a pas mal dormi pour une fois, moi pas top mais ça va. De toute façon je suis à donf, remontée comme une pendule. J'étudie le Guide du Routard et le Lonely Planet depuis des semaines, j'ai planifié nos visites, j'ai étudié les horaires d'ouverture et de fermeture de tous les sites que je souhaite visiter, les plans de métro de Pékin et de Shanghai, les plans des villes où nous passerons, lu des tas de conseils et de commentaires de voyageurs sur internet.

Le correspondant local envoyé par La Maison de la Chine, notre agence parisienne, doit déjà nous attendre au terminal d'arrivée. Nous passons les formalités douanières sans problème après assez peu d'attente: nous nous étions pressés de sortir de l'avion pour ne pas avoir tout l'avion devant nous à la douane. En même temps, nous étions assez peu d'occidentaux dans l'avion et comme les files d'attente ne sont pas les mêmes entre les Chinois qui rentrent chez eux et les étrangers que nous sommes, ça ne change pas grand ‘chose.

Nous devons prendre un shuttle pour atteindre notre terminal d'arrivée et récupérer nos bagages. Le terminal d'arrivée est très moderne, encore un truc que nous ne vendrons pas aux Chinois, tout comme le shuttle pétant neuf...

Nous récupérons nos bagages rapidement et atteignons la sortie aussi vite. Une dame chinoise nous attend avec un panneau avec nos prénoms et noms. Nous nous présentons et je demande immédiatement son aide pour acheter (et négocier :-)) des cartes SIM chinoises qui nous permettront d'avoir le réseau local et une connexion à internet locale et peu couteuse. Nous achetons, cette fois pas rapidement, nos 2 cartes qui nous permettent une connexion internet local mais pas d'envoi de SMS ni d'appel.

Suite à mes diverses lectures sur la Chine, j'apprends, et mes collègues chinois me confirment, que Google et Facebook sont censurés par le gouvernement. Notre blog, Blogger, est sur Google et notre grande joie en voyage est de communiquer vers nos familles et amis et partager nos aventures. Sans notre blog et sans Facebook, vais-je devoir reprendre mes emails à destinataires multiples?

Je ne renseigne: notre solution est un VPN qui nous permettra de leurrer le réseau chinois et de lui faire croire que notre connexion n'est pas sur le continent. Les plus efficaces sont payants mais vous le valez bien! Arnaud nous commande donc un VPN, français, parce que depuis quelques mois, la Chine est capable de bloquer certains VPN américains quand même. Avec ce VPN français, plus confidentiel, nous devrions être tranquilles...

Bref, nous voilà embaqués avec notre chauffeur, notre interlocutrice locale et tous nos bagages (on en reparlera probablement plus tard) en route vers Pékin, capitale chinoise, ville de plus de 20 Millions d'habitants de 17000km² (à titre de comparaison, Pékin fait 15x Paris intramuros). Intime donc...

Nous passerons 5 nuits à Pékin, je souhaitais passer du temps à Pékin, en faisant le choix de faire l'impasse sur Hong Kong (certains de mes collègues de Hong Kong m'ont définitivement dégouté de cette destination). Pékin est si riche culturellement que manquer certains lieux majeurs m'aurait laissée sur ma faim.

Après près d'une heure de route, pas si embouteillée (Pékin a la réputation d'être terriblement embouteillée avec ses 6 périphériques, le 7ème étant en construction actuellement), nous arrivons à 200m de notre hôtel. Le chauffeur ne peut nous déposer devant le siheyuan, une demeure traditionnelle pékinoise à cour intérieure carrée, parce qu'il se situe dans un hutong, une rue piétonne étroite.

En effet, la rue commerçante de restaurants de rue, magasins branchés est archi bondée. Notre hôtel se situe dans une rue perpendiculaire au calme. Le siheyuan est traditionnel, construit de pierre et de bois, avec deux cours intérieurs très chaleureuse. Toutes les pièces sont de plain-pied. Notre chambre se trouve au fond d'une des cours. Elle est meublée de mobilier traditionnel chinois mais avec tout le confort moderne: on est dans l'ambiance.







Nous déballons quelques affaires, en rassemblons d'autres dans nos sacs à dos et commençons notre découverte de Pékin. Il est déjà 15h45 quand nous quittons notre chambre. Comme les sites ferment souvent tôt, vers 17h, nous allons aux Tours du Tambour et de la Cloche, à 10 min à pieds de notre hôtel. La rue piétonne est encore plus bondée quand la traversons à nouveau. Arnaud découvre des boissons qui ont l'air fabuleusement exotiques, ainsi que des glaces et autres saucisses-sucettes que nous souhaitons tester rapidement.

Après 10 min de marche, nous atteignons la première tour, dont la salle des tambours est accessible par de nombreuses marches très raides... les mêmes nous attendent à la seconde tour... Elles nous permettront de faire le reflux sanguin de nos jambes après nos 9h30 de vol...






Assez peu d'intérêt à ces deux visites mais de belles vues sur Pékin, pas si polluée. De la salle des tambours, nous pouvons voir la colline au charbon, qui fait face à la Cité Interdite. Ce sera pour demain!



Nous reprenons le chemin de notre quartier pour trouver de quoi dîner. Les Chinois dinent tôt, vers 18h, ce que nous allons prendre comme habitude également. Un diner tôt nous permettra un coucher tôt et un lever tôt. Les sites ouvrent tôt et ferment tôt, il va falloir nous caler à cette organisation. Nous décidons d'aller dans un restaurant local traditionnel: un riz cantonnais, un bouillon de nouilles, un bouillon de raviolis et deux brochettes.

Nous sommes rincés, nous nous endormons vers 21h pour pouvoir démarrer la journée tôt demain: le planning est chargé!

A demain.
A&A


mardi 27 janvier 2015

Mexico - Janvier 2015

Le 27 janvier 2015 19:19,

Salut les girls,

J’espère que vous allez bien. Arnaud me dit qu’il fait froid dans l’Est. Je n’ose vous dire qu’ici il fait super soleil, dans les 12°C le matin vers 7h30 et dans les 24°C l’apm. Je suis en manches courtes et en ballerines sans chaussettes. J’ai sorti ma veste en jean.
Nous sommes arrivés dimanche soir comme prévu, après 12h de vol. J’ai voyagé avec 2 collègues, l’un qui a sa belle-mère qui vient de notre village (si si, je vous raconterai !) et l’autre qui est de Barcelone. Autant vous dire qu’on a un super traducteur ! La 2nde fille du groupe est arrivée lundi matin très tôt. Nous sommes un groupe de 4 plutôt sympa.
Nous sommes à l’hôtel Sheraton (4*), ça me change vraiment des B&B (dont celui de Freyming…) lors de mes déplacements pour Renault… L’hôtel est à côté d’une des grandes places de la ville, la columna de la independencia et sa statue d’ange. Ma chambre a une vue sur une partie de la place, photos à venir !
Ce lundi, Arnaud a revu une collègue de Paris qu’il n’avait pas vu depuis un bail. Je l’avais rencontré lors de notre voyage CE à Séville il y a 2 ans. Elle lui demande comment je vais. Il lui répond que je suis à Mexico pour le boulot. Elle lui demande dans quel hôtel je suis, il lui répond au Sheraton. Elle lui répond que son beau-frère en est le manager ! Dommage qu’il ne l’ait pas su plus tôt, j’aurais certainement eu la suite présidentielle ! Je ne l’ai pas encore croisé mais quelle coïncidence !
Nous allons au bureau en taxi tous les jours, pareil le soir. La circulation n’est pas trop dense, contrairement à la réputation de la ville. Nos collègues ici sont très accueillants et serviables. Ils nous sollicitent beaucoup mais c’est pour ça qu’on est là. La société loue des bureaux dans un business center à 30 min de notre hôtel. Ils sont environ 30 à travailler sur le projet de l’extension de la ligne 12 du métro de la ville. J’ai beaucoup de contact avec eux par emails donc c’est intéressant de les rencontrer en vrai. Les relations se simplifient instantanément et nos futurs échanges seront certainement de meilleure qualité.
Pour l’instant, nous n’avons fait que traverser la ville en taxi. Je sais que Mexico est immense, que c’est une des plus grandes villes du monde mais ce n’est jamais évident à imaginer.
Comme nous étions complètement tannés hier soir, nous avons pris un petit encas à l’hôtel donc nous n’avons encore rien vu de la ville. Nous sommes juste allés déjeuner à quelques pas des bureaux hier, dans un bouiboui bien local. Arnaud aurait adoré !
Contre toute attente, j’ai des restes des cours de cette fameuse Mme Malvaldi, prof au lycée, qui a tenté de m’inculquer l’espagnol pendant 2 ans il y a bien longtemps maintenant. Je comprends plutôt assez bien mes collègues, mais alors impossible de parler plus de 3 mots. Je pense que ça reviendrait assez vite mais je ne suis pas ici assez longtemps pour pouvoir le confirmer. Dommage !
Le décalage horaire est de -7h, donc il est presque 12h quand j’écris cet email. Nous avons prévu d’aller nous balader ce soir après le travail et d’aller dîner dans un resto sélectionné par notre traducteur en chef.
La semaine va passer très vite. Nous avons prévu d’aller « visiter » les installations de la ligne 12 existante jeudi, puisque ce sont ces matériels là que je devrais approvisionner et livrer ici pour les 3 stations de l’extension de la ligne.
Ma collègue a son vol jeudi soir et Javier vendredi soir. Hervé et moi nous envolerons dimanche soir seulement. Nous avons prévu d’aller visiter le site aztèque de Teotihuacán à environ 1h de route de Mexico samedi. Le site est immense, nous y passerons certainement la journée. J’espère y voir Estéban, Zia et Tao (la chanson du générique va vous pourrir vous aussi pendant des jours !! C’était pas trop bien ce dessin animé ??).
Mon bon vieux et éternel Guide du Routard me suit aussi ici au Mexique ! Je suis très informée !
Dimanche, nous irons j’espère au musée de antropología qui est un immense musée consacré à l'archéologie et l'histoire des civilisations préhispaniques du Mexique, principalement de Mésoamérique, et à l'ethnographie des actuels peuples indigènes du pays (aztèques, incas, mayas, …). Je suis à donf !
Voilà les zamies. J’espère que mes aventures vous intéresseront même si pour l’instant, je n’ai pas de choses trop exaltantes à vous raconter.
A très bientôt
Besos.


jeu. 29/01/2015 17:11

Salut les girls !

Nous partons faire une visite de site (dans le métro, donc) dans 30 min environ. Comme nous devons nous équiper de chaussures de sécu et que je suis en ballerines pieds nus, j’ai demandé à une collègue où je pouvais acheter des chaussettes. Elle m’a emmené en voiture dans un supermarché. La honte… Bref, mes nouvelles chaussettes mexicaines et moi allons très bien. Je dors toujours mal mais ça va à peu près.

Les dernières news : Hervé a la grippe. Il va certainement prendre son vol demain au lieu de dimanche comme moi. Je vais donc sûrement me retrouver seule pour le wknd.
J’ai demandé à l’hôtel ce matin, il y a des excursions qui partent directement de l’hôtel en petit groupe de 15 max en minibus. Je vais certainement réserver pour samedi matin 9h, ça dure 7h. Il y a visite d’une basilique (Guadalupe) et d’un truc de Tequila (fais ch***) puis le site de Teotihuacán (Youpi !). Le dimanche, il y a une excursion de 4h, départ à 9h, pour une autre église et le musée d’anthropologie. Je vais étudier ça mais ça peut être un bon truc pour ne pas être seule, c’est pas trop sympa d’être seule pour découvrir.
Je vais quand même tenter de trouver un/une collègue mexicain pour se balader ensemble ce week-end. On verra bien mais ma solution de repli me paraît très bien.

La sécurité est omniprésente ici. Il y a des vigiles à l’entrée de l’hôtel, à l’entrée de l’immeuble et aussi pour l’accès ici au bureau. Bah ça fait de l’emploi ! Il y a également 2 femmes de ménage qui s’occupent du nettoyage des locaux et des sanitaires et de faire le café. J’en ai même vu une nettoyer une grande imprimante pour les plans. Jamais vu ça en France… Ça plairait bien aux Bree ici…
Tout est très propre y compris les trottoirs et les rues, que nous voyons se faire nettoyer tous les matins quand nous traversons la ville en taxi.

Quand nous sommes arrivés lundi, nous nous sommes installés sur des bureaux inoccupés. Une petite dame de l’entretien nous a donné un gobelet en polystyrène et un autre en plastique pour le café et l’eau. Une vraie petite maman mexicaine aux petits soins ! J’avais envie de lui faire un câlin !

En général, à ce que j’ai pu voir pour l’instant, les Mexicains sont très gentils et serviables. Nous sommes bien loin des problèmes de sécurité qui sont bien présents dans le pays entier, miné par la corruption et les trafics en tout genre, davantage présents encore dans le nord du pays (à la frontière avec les États-Unis).

Nous déjeunons toujours dans des bouis-bouis à côté du bureau. C’est authentique, très sympa et pas cher du tout. Le menu est toujours composé d’une soupe, d’un plat simple genre salade, enchiladas, viande rouge grillée, poulet, d’un dessert souvent très bizarre (mardi : gelée orange fluo avec de l’ananas au fond) et d’une boisson, la plupart du temps une limonade (une vraie : jus de citron et eau gazeuse) ou une orangeade. Lundi, c’était une boisson à l’hibiscus. Quelle aventure !!...
Hier, nous avons déjeuné dans un boui-boui moins exotique : à l’Aleman (l’Allemand). Bah on se serait cru en Bavière (avec la terrasse et le soleil en plus). Au menu : Schnitzel, Wurst, salade de pommes de terre, Apfelshorde, bières allemandes, tout ça dans une déco avec carte de l’Allemagne en 2m x 3m, un T-Shirt de foot allemand sous verre, des bocks à bière, bref, le super dépaysement… pour les Mexicains ! C’était complètement décalé pour nous, surtout pour moi !

Voilà les dernières aventures mexicaines.
Besos.

Amandine




J’ai la chance d’être en déplacement à Mexico pour mon travail fin janvier. Je décollerai le dimanche en début d’après-midi pour une semaine de travail et un week-end de découvertes dans la capitale mexicaine. Mon vol retour sera le dimanche suivant dans la soirée donc je pourrai profiter de 2 jours complets de visites. Comme à mon habitude, j’achète le Guide du Routard pour en apprendre davantage sur le pays : histoire, culture, économie, coutumes, … Je sélectionne ce que j’aimerais voir. Il y a finalement beaucoup de choses intéressantes, la ville est tellement grande.

La semaine de travail est dense, nous rentrons plutôt tard et comme la nuit tombe vers 19h, ça nous laisse de courtes soirées. Nous déjeunons avec nos collègues mexicains dans des restaurants de quartier proches du bureau. C’est tellement exotique. Nous choisissons toujours tous le menu composé d’une soupe aux légumes ou de pâtes, d’un plat – enchiladas, viande grillée ou autres spécialités mexicaines connues et d’un dessert bizarre – riz au lait à la cannelle – (ok, ça on connait) ou jelly à l’ananas. On nous sert également une boisson – une vraie citronnade ou orangeade, lundi c’était une boisson à l’hibiscus.

Les seuls dîners en dehors de notre hôtel ont lieu mardi et jeudi soir. Le resto où nous voulions dîner mardi était en travaux. Nous nous rabattons sur un restaurant de chaîne dans un centre commercial proche de l’hôtel. Le centre commercial : une expérience aussi à l’étranger. Il est flambant neuf, dommage. Starbucks a le meilleur emplacement à l’entrée. Malheureusement, pas de surprises : tous les centres commerciaux se ressemblent. Rien d’exotique n’attire notre attention. Nous dînons tranquillement, puis rentrons sagement nous coucher.
Jeudi soir, nous nous motivons pour aller dans le centre historique. Nous craignons que les magasins soient fermés mais finalement, ils ferment plutôt tard. Nous nous promenons entre les magasins de chaussures, de fringues locales et de boutiques d’accessoires bon marché.
Le restaurant sélectionné pour le dîner est fermé tous les soirs donc nous nous rabattons sur l’adresse juste en face. Contre toute attente, l’endroit est une cour intérieure à ciel ouvert. Les tables sont éparpillées sous les arbres dans lesquels flottent des tas de bougies. Ça nous change radicalement des petits restos de quartier dans lesquels nous avons déjeuné avec nos collègues mexicains.
De notre table, j’aperçois une boutique colorée avec de jolis sacs ethniques. Rentrée dans la boutique, je m’aperçois que c’est une galerie d’art populaire. J’achète des magnets composés de petites poupées colorées que j’offrirai à mes 2 collègues les plus proches.
Le dîner est composé de plats mexicains revisités est très bon. Nous sommes dans le centre historique, le quartier constitué de très jolis bâtiments anciens illuminés. Nous nous baladons un peu dans une rue piétonne puis arrivons à Zocalo, une immense place encadrée par el Palacio Nacional, el Palacio del Gobernó et une cathédrale. Les monuments sont illuminés, la place est impressionnante.
Nous rentrons à notre hôtel en taxi. Je sais maintenant un peu plus où j’irai me promener le week-end qui suit.

Le collègue avec qui je devais passer le week-end à Mexico est malade. Il rentre à Paris vendredi soir au lieu de dimanche soir comme moi. Je passerai donc le week-end mexicain seule, ce qui permet de m’organiser (ça, je sais très bien faire) comme je le souhaite.
Je prends des renseignements auprès du concierge de l’hôtel qui m’informe que des circuits en groupe sont organisés. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh le groupe ! J’y ai échappé jusqu’à présent, je pense que c’est maintenant que je vais virer de bord. Je m’inscris donc pour une excursion (ça fait pas un peu 3ème âge ce mot ??) à Teotihuacan samedi. En plus du site aztèque, nous visiterons également la Basílica de la Guadalupe et nous vivrons une expérience de Tequila (j’allais écrire Vodka, c’est un peu de la Vodka mexicaine la Tequila non ?).
Vendredi soir, après notre semaine mexicaine, je rentre à l’hôtel avec notre Espagnol. Il a son vol à 23h55 donc nous avons prévu de dîner ensemble à l’hôtel. Comme nous sommes vendredi soir, le trafic risque d’être dense vers l’aéroport. Il est donc préférable de ne pas s’aventurer trop loin de sa valise. Ce sera aussi l’occasion pour moi de me coucher tôt avant mon excursion (aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh) du lendemain. Le rendez-vous est fixé dans le hall de l'hôtel à 9h. Equipée de mon uniforme de touriste – Nike poussiéreuse, sac à dos à fleurs, chapeau de brousse, lunettes de soleil et crème solaire indice 2000 - je suis parée pour l’aventure ! Un petit groupe de touristes, bien moins équipé que moi, commence à se rassembler dans le hall. Notre guide vient nous chercher et nous montons dans un mini bus bien confortable. On nous conduit au lieu de dispatch du tour operator : des dizaines de personnes comme moi sont là à écouter les instructions pas très claires. Dommage, mon voisin français de minibus du même hôtel que moi et bien sympa ne fait pas la même excursion. Je finis par rejoindre un couple de Los Angeles dans un minibus. Nous rejoignent un couple septuagénaire d’Allemands, un couple de Canadiens, un couple de Colombiens, une fille des Pays-Bas et un couple de New York. Jesus (ça ne s’invente pas !), notre guide, communiquera en anglais, la langue commune du groupe. Nous voilà enfin partis à l’aventure.
Notre 1er stop (y en a déjà qui ont envie de faire pipi !) se fera sur les ruines de xxxxx, dans un quartier populaire de Mexico, très touché par la séisme de 1986. Le quartier avait été construit à la hâte pour loger les nombreux mexicains venus à la capitale pour y trouver un travail. Tout le quartier s’est effondré comme un château de cartes dès la première secousse faisant des milliers de victimes.
J’apprends aussi que l’emplacement de Mexico était un lac et que la ville a été construite sur un sol d’argile. L’une des plus grandes villes du monde est donc bâtie sur un sol meuble… dans une zone sismique… Sinon, un séisme, ça a lieu tous les combien ? 100 ans ou un peu moins ?

Nous reprenons la route vers la Basílica de la Guadalupe. 80% des Mexicains sont catholiques et nombreux sont les pratiquants. La Basílica de la Guadalupe est en fait constituée de 2 basiliques (pourquoi y en aurait-il qu’une, franchement ?), l’une ancienne, l’autre moderne. Le pape Jean-Paul 2 étant passé par là (pas officiellement, j’apprends par la même occasion qu’une visite officielle du pape peut se faire uniquement dans une cathédrale…), une grande statue de JP2 se situe à côté de la basilique ancienne. Comme la basilique est construite sur un sol en argile (elle aussi), on voit clairement qu’elle penche. Même à l’intérieur, de l’entrée au chœur de la basilique, j’ai réellement senti que ça montait, idem à la « descente ». Rassurant… Le tout est évidemment over kitsch. J’adore !
La basilique moderne date des années 70. Elle est entièrement ouverte sur l’extérieur, les immenses portes sont toutes entièrement ouvertes. C’est l’architecte Velasquez qui l’a conçue. Le guide nous explique que c’est une prouesse, ok ok. A vrai dire, la basilique est très laide. Par contre, l’intérieur est assez bien pensé (c’est pas aussi le job de l’archi ?) avec des mini chapelles tout autour de la basilique, au 1er étage. Comme l’ensemble de l’intérieur est en bois, le son est excellent. Il permet aux prêtres de faire des messes dans les chapelles du 1er étage sans déranger et être déranger par la messe « principale » donnée dans la basilique. J’ai bien écouté le guide dites-moi…
Une messe est en cours dans les 2 basiliques quand nous les visitons. La basilique moderne est pleine à craquer de croyants. Une file d’attente s’est constituée devant les quelques confessionnaux. Il y a trop de monde, je renonce à me confesser…

Nous reprenons la route vers Teotihuacan. Enfin, vers le promène-couillons sur le site de Teotihuacan… Nous quittons Mexico par une autoroute qui traverse les favelas de la ville. C’est immense. Comme ce quartier est vallonné, nous pouvons correctement nous apercevoir de l’étendue de la ville… et de ses favelas. C’est aussi ça Mexico…



Arrivés sur le site de Teotihuacan que nous avons pu apercevoir au loin, on va nous expliquer comment est fabriquée la Tequila. Comme le sujet me passionne, je m’échappe du groupe (oh la rebelle !) pour faire quelques photos (d’art, évidemment) et appeler Arnaud pour lui raconter mes aventures ! Après le passage obligé par la boutique de souvenirs (…) et son Mescal (Tequila avec un ver blanc au fond de la bouteille), nous voilà en route vers le site archéologique. Le guide nous demande si nous souhaitons déjeuner avant (nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnn). Force est de constater que le groupe l’emporte sur l’individu : nous allons déjeuner…

Le resto est plus que correct (la preuve que c’est un resto à touristes) et j’espère que ce sera rapide. Je VEUX aller sur le site le plus tôt possible. Après un spectacle traditionnel et authentique (ou pas) pendant lequel j’ai failli mourir de rire… ou de honte, et un déjeuner correct en compagnie du couple Canadien, passionné par la France, avec qui j’ai beaucoup échangé, nous prenons ENFIN la route vers le site.
Le guide nous explique des tas de trucs mais je n’écoute rien,  j’ai trop hâte d’aller visiter par moi-même. Il nous emmène vers des salles avec des fresques colorées encore bien visibles (vous voyez l’oiseau ?).



Moi, ce qui m’intéresse, ce sont les pyramides. Le guide nous explique encore des tas de trucs mais je trépigne d’impatience. Rapidement, je sympathise avec l’autre fille seule du groupe, Anne. Elle est d’Amsterdam et parle un anglais parfait. Encore une fois, j’ai la loose mais j’ai l’habitude. Encore une fois, je me dis que je prendrai des cours d’anglais en rentrant à Paris…

Ca y est, on y est : les pyramides ! Celle du soleil et celle de la lune. Nous partons toutes les 2 à l’assaut du site, pas si immense finalement. Nous avons 2h avant le rendez-vous devant la porte n°1. Je ne veux pas en perdre une miette ! Nous n’aurons pas le temps de monter sur les 2 pyramides. Nous décidons de faire l’ascension de la plus haute, celle du soleil. La vue sur le site entier sera certainement meilleure. Nous prenons des tas de photos, l’endroit est impressionnant. Je lui raconte l’histoire d’Esteban, Zia et Tao. Elle ne connait pas. Forcément, c’est un dessin animé franco-japonais… Pfff ! Elle a loupé un truc. Dommage.

Nous commençons l’ascension de la pyramide du soleil, la plus haute. Les marches sont nombreuses mais surtout très hautes et peu profondes. La pente est très raide ! Au 2nd palier, je me sens bien essoufflée mais je tiens. Au sommet, j’arrive épuisée, je manque d’air, j’ai peur de faire un malaise, je m’assieds avant de tomber. Gourdasse que je suis, Mexico est à 2200m d’altitude, le site de Teotihuacan à peu près aussi, et cette f***ing pyramide fait plus de 200m. Je manque donc d’oxygène, j’aurais dû y aller mollo, grande sportive que je ne suis pas. Bref, le jeu (mouais) en vaut la chandelle : la vue sur le site est superbe. La visibilité est parfaite sur tous les alentours.
Je reprends mon souffle très rapidement et nous restons assez longtemps, à profiter de la vue exceptionnelle.
A la descente, nous prenons garde de nous tenir à la rampe en corde. La pente est super raide, ce n’est pas le moment d’avoir le vertige… pourtant…

Nous traversons le site entier en lisant le guide du routard pour atteindre le point de rendez-vous. Il y a bien une dernière petite pyramide mais c’est bientôt l’heure. Nous atteignons le point de rendez-vous avant l’heure et en profitons pour regarder les cartes postales. Nous nous apercevons immédiatement que nous n’avons pas vu un endroit très joli. Le guide du routard m’apprendra que l’endroit se situe à la dernière pyramide, à 50m de là. Nous rebroussons chemin à la recherche des sculptures. Au fait, ce n’est pas pour éviter ce genre de désagrément qu’on a un guide ?
Les sculptures se situent derrière la pyramide, donc non visible du chemin balisé. Nous avons le temps donc nous décidons de grimper sur la pyramide (trop facile la petite pyramide !) pour voir les sculptures d’en haut. Elles sont superbes, ça aurait été dommage de les rater.
Merci qui ? Merci le Guide du Routard !

Nous arrivons pile à l’heure au lieu de rendez-vous. Nous attendons les retardataires en faisant des photos de cactus. C’est pas aussi ça le Mexique ?

Contre toute attente, cette journée a été super, avec une belle rencontre avec Anne, avec qui j’échange nos emails.

Le minibus me dépose à l’hôtel vers 18h. Je décide d’aller au centre commercial de mardi soir pour faire quelques courses et m’acheter de quoi dîner dans ma chambre. La journée a été dense, celle de demain le sera encore plus.
J’achète quelques confiseries pour Arnaud (il adore tester les trucs bizarres, cf les poissons séchés russes…) et mon dîner chez Starbucks (genre 2 fois moins cher qu’en France). Pour l’authentique, on repassera… Merce de pas juger : après presque une semaine d’enchiladas et de bouffe épicée, je le mérite !

Après une bonne douche et un bain de pieds, je me plonge dans le Routard pour mon planning du lendemain.

Je me motive et me lève tôt. Sans surprise, il fait un temps splendide : soleil et ciel bleu sans nuage, comme tous les jours. Je veux être au musée d’anthropologie à 9h, l’heure d’ouverture. Comme nous sommes dimanche et que les musées sont gratuits pour les habitants tous les dimanches, je m’attends à la foule. Le musée est à 20 min à pieds de l’hôtel. Comme tous les dimanches, el Paseo de la Reforma, la rue sur laquelle est mon hôtel, est fermée à la circulation de 8h à 14h. Des animations sont organisées et la rue appartient aux coureurs, aux cyclistes, aux skateboarders, aux rollerskaters, … et aux piétons comme moi.
La balade est d’autant plus agréable. Le musée se situe dans l’immense parc de Chapultepec. Ce parc est l’un des poumons de Mexico avec ses musées, son château, ses jardins fleuris, ses cactus, ses sentiers piétonniers, ses squares. Il est 8h30  et l’ambiance est au calme. Je vois des tas de coureurs avec des dossards. Il devait y avoir une course organisée. J’arrive enfin au musée. Une file d’attente s’est créée mais rien d’inquiétant. De plus, je sais qu’il n’y aura pas d’attente en caisse, je suis la seule gringa donc la seule qui payera !
Mon très cher compagnon le Routard me conseille de zapper les 4 premières salles du musée qui nous enseignent l’introduction à l’anthropologie et de passer directement à la 5ème  salle d’exposition. Dès les portes d’entrée franchies, je passe à la caisse automatique où il n’y a personne et je dépose mon sac à dos à la consigne (obligatoire). Le musée est lui aussi l’œuvre de Velasquez, l’architecte de la nouvelle Basilica de la Guadalupe que j’ai visitée hier. Il est tout en cercle, avec une immense cour intérieure qui abrite une monumentale fontaine et un plan d’eau. Les salles se situent au rez-de-chaussée et au 1ère étage. Sur les conseils du Routard, je me dirige directement vers la 5ème salle d’exposition dans laquelle je me retrouve seule pour admirer les œuvres. Je suis complètement subjuguée par la beauté des objets. A chaque pas, je fais des « waouh ! » et des « wouh » d’admiration. Après quelques minutes, je me sens un peu bête de m’extasier comme ça sans cesse mais je ne peux m’empêcher de faire des « ah ouais quand même ! » en me marrant toute seule. Je visite tous les salles du rez-de-chaussée quasiment seule. Que c’est agréable dans ces conditions ! Des temples entiers ont été reconstitués dans les jardins du musée, tout autour des salles d’exposition. Quelle modernité d’exposer dans ces conditions !
J’ai la flemme de visiter toutes les salles du 1er étage qui me paraissent moins intéressantes (sans doute ai-je tort). Je profite du calme de la cour intérieure pour m’asseoir un peu et feuilleter le Routard pour être sûre de ne pas avoir manquer une œuvre majeure.
Comme il n’est pas encore 11h, je décide d’aller au château de Chapultepec, sur les hauteurs du parc. Le Routard m’avertit que la montée à pieds est rude et me conseille de prendre le petit train touristique pour économiser mes jambes (mais pas mes pesos…). La file d’attente est interminable, je décide finalement de monter à pieds quand même. Courage ! Contre toute attente, la montée n’est pas si pénible. Comme le chemin est en pleine nature, il y a des arbres et des plantes, donc de l’ombre ! Même si je suis équipée : casquette, lunettes de soleil, sac à dos, crème solaire, je ne suis pas mécontente de ne pas marcher en plein soleil.
Le château est d’influence espagnol (on ne s’en serait pas douté…). Les salles d’expo nous proposent toutes sortes de meubles, tableaux et carrosses les plus dorés les uns que les autres… Tout en simplicité et élégance…
Ce qui n’intéresse en fait, c’est la vue du château sur la ville. De ses balcons, on peut observer très précisément le parc entier avec ses musées mais aussi el Paseo de la Reforma, la place de la columna de la Independencia et sa statue d’ange. C’est parfait pour se repérer dans la ville. Je vois le trajet que j’ai fait le matin même à pieds. Rien de mieux pour moi pour ne plus trop me perdre dans le quartier.

Je reprends tranquillement le chemin de la descente vers la station de métro de Chapultepec pour aller au marché de la Ciudadelad qu’une collègue m’a conseillé. Je finis par ne jamais trouver l’entrée de la station de métro, me perdre un peu dans une gare routière (glauque) et finis par prendre un taxi pour l’équivalent de quelques euros seulement.
Il n’y a pas grand monde au marché quand j’arrive. Il y a des tas et des tas de petits stands dans ce marché artisanal qui propose de la vaisselle locale, des sacs, trousses, porte-monnaie en tissus traditionnels, des objets en céramique comme des têtes de mort colorés, très traditionnels de la culture mexicaine.
Après quelques achats, je décide de renoncer au musée d’art populaire et d’aller au musée Diego Rivera (le mari de Frieda Khalo), qui abrite sa célèbre fresque. Le musée est situé à côté d’un parc qui abrite un marché local tout en saveurs et senteurs locales…
Le musée est tout petit, la fresque à elle seule le légitime. On y reconnait facilement Frieda (le mono cil, ça aide !). Des panneaux d’explication nous aident à en apprendre plus.

Après la fresque, je décide d’aller au musée de Bellas Artes, non loin de là. Je traverse le parc odorant pour rejoindre le grand bâtiment blanc à la coupole colorée. Le monde qui s’y hâte me démotive à le visiter. Je m’assieds un peu pour feuilleter le Routard et en apprendre plus. Je ne suis finalement pas très loin de Zocalo, l’endroit où nous étions jeudi soir. Le quartier était très sympa et vivant. Me voilà en route ! Je découvre le quartier plus précisément, la rue 5 de Mayo est vraiment jolie : une maison avec des Azuelos, des bâtiments anciens qui ont réellement du cachet, une ambiance agréable. Je me fais la réflexion que nous pourrions être à la Havane. Cette ambiance espagnole certainement !
Je me retrouve au milieu de la place del Zocalo (ou Plaza de la Constitución), l’une des plus grandes places au monde, et son immense drapeau mexicain. C’est un peu l’équivalent de la place de la République de Paris. Pour les Mexicains, la plaza del Zocalo est la destination de toutes les manifestations politiques ou syndicales, la place où s'expriment idées, revendications et inquiétudes. C'est aussi sur cette place que se tiennent des événements culturels et sportifs.
De jour cette fois, je redécouvre la cathédrale, el Palacio Nacional, el Palacio del Governor. Il y a bien aussi le musée del Templo Mayor, un musée d’archéologie, mais j’ai la flemme !
C’est à ce moment-là que la batterie de mon appareil photo me lâche. Il ne m’en faut pas plus pour décider de rentrer à l’hôtel en taxi. Je vais disposer de quelques heures pour faire mes bagages, me reposer, prendre un repas (il est 15h, je n’ai pas encore déjeuné, je me suis mise aux habitudes locales), prendre ma douche, écrire les 100 cartes postales que j’ai achetées (avec les timbres !) et me préparer aux 12h de vol qui me séparent de Paris.
Je monte dans le taxi à 18h. Demain est un jour férié au Mexique. Le trafic est très calme. Je ne mettrai qu’un petit quart d’heure pour atteindre l’aéroport avec ma taxiwoman Starsky&Hutch et son 4x4.
Avec les nombreuses heures de vol et le décalage horaire, j’atterrirai à Paris le lendemain vers 14h30, des images plein les yeux et des souvenirs plein la tête.
A quand un business trip aussi riche en expériences ?

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

A sans A mais qui aimerait bien faire découvrir à A